Une branche soupire

Une branche soupire, ses feuilles solidement accrochées se défroissent en frissonnant d'aise.

Assise sur la margelle, je savoure, les battements de mon cœur sont si calmes, mon esprit vagabonde, l'odeur légèrement boisée du lilas m'enveloppe, je ferme les yeux pour prolonger ce sentiment de plénitude absolue.
Un coucou scande le rythme à la manière d'un métronome, le petit cri strident de la bergeronnette lui répond, puis après quelques secondes de silence le rouge-gorge entre joyeusement dans la danse.
Venu de très loin un bourdonnement plus grave impose sa mélodie. Il va, vient, se pose, repart. Et plus rien, il a dû trouver une nouvelle fleur à butiner.
J'ouvre tranquillement les yeux, avance un pied sur l'herbe...
Aie, putain, la zénitude c'est pas encore ça !!!!!

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Au petit matin, lentement,

 

Au petit matin, lentement,

Le soleil éveille mes sens.

Comme une idée se révélant,

Craintivement, je sors de l'enfance.

Je découvre le pouvoir de mon corps.

je le teste, le déteste, le rejette et l'adore.

 

Au zénith avec force, tout resplendit.

Je suis toi pour la vie.

Mon souffle et le tien s'entremêlent,

Nous nous aimons d'un seul battement d'aile.

Ensemble nous bâtissons notre nid.

Avec certitude, nous vivrons pour toujours unis.

 

Mais quand tombe le crépuscule

Le désir de nouveaux frémissements nous brule

Très lentement on se détache.

L'un de l'autre on se cache.

Je ne suis plus toi mais il y a toujours "nous"

 

Et maintenant la nuit peut venir,

Plus rien ne va nous désunir.

Chaque esprit peut vagabonder sereinement.

Chaque pensée peut cheminer librement.

Nos mains pour l'éternité

Demeureront à jamais liées.